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DDEC 92 - Enseignement catholique dans les Hauts de Seine - Annonces -
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Pass Contraception

6 mai 2011

A PROPOS DU « PASS CONTRACEPTION » DISTRIBUE DANS LES LYCEES

Tout en saluant une initiative qui a pour objectif de diminuer le nombre d’avortements chez les lycéennes, Mgr Nicolas Brouwet et M. François de Chaillé contestent l’utilisation du « Pass contraception » dans les lycées de notre diocèse. En effet, la question de la contraception n’est pas une simple question technique ; elle touche aux fondamentaux de l’éducation : éducation à la relation, au sens de la sexualité, à l’usage de la liberté.

 

Par ailleurs, le « Pass contraception » écarte les parents de leur responsabilité éducative en désignant les infirmières et infirmiers scolaires comme les seuls interlocuteurs des jeunes sur ces questions décisives. Le Conseil Régional s’octroie ainsi un pouvoir qu’il n’a pas.

Mgr Brouwet et M. de Chaillé prient donc les chefs d’établissement de ne pas relayer la demande du Conseil régional.

Aux chefs d’établissement des lycées de l’enseignement catholique

 

Nanterre, le 9 mai 2011

 

Madame, Monsieur,

 

Le Conseil régional d’Ile-de-France met à la disposition des lycéennes et lycéens un chéquier « Pass contraception » pour leur donner « un accès gratuit, anonyme et adapté à la contraception et aux démarches médicales associées ».

 

Il s’agit, écrit le Président du Conseil Régional d’Ile-de-France, « de favoriser les parcours d’autonomie des mineur-es et de les sensibiliser aux comportements à risque ».

Nous nous réjouissons de la reconnaissance implicite de la gravité de l’avortement (13 230 en 2006  chez les jeunes filles de 15 à 17 ans) que ce texte contient et de la volonté de faire reculer le nombre d’interruptions volontaires de grossesse.[1]

En effet l’avortement, quelles que soient les circonstances dans lesquelles il a été décidé, reste toujours l’élimination pure et simple d’une vie humaine.

L’Eglise reçoit souvent des confidences et des confessions de femmes et d’hommes qui ont eu recours à l’avortement. Elle sait combien cet acte est souvent vécu comme un drame. La véritable détresse commence non parce qu’une grossesse n’a pas été désirée mais parce qu’on a enlevé à son enfant le droit de vivre.

Nous saluons donc une initiative visant à réduire le nombre des avortements.

Mais nous ne pouvons pas approuver la méthode employée : la formule d’un chéquier induit le sentiment que la contraception est due et que chacun dispose légalement d’un patrimoine contraceptif qu’il peut dépenser à sa guise. Ces chèques sont des chèques en blanc accordés aux jeunes et leur enlevant, de fait, toute responsabilité dans l’usage de la sexualité.

La formule « pass » signifie qu’une barrière se lève (comme à un péage d’autoroute), que les obstacles ultimes, celui de l’autorisation des parents et celui du coût d’une consultation et d’un moyen contraceptif, sont enfin supprimés par les pouvoirs publics. Toute entrave à la contraception n’était, au fond, qu’une affaire de volonté politique et de crédits à débloquer.

En somme une question purement technique.

Nous pensons, au contraire, que cette question relève des fondamentaux de l’éducation.

-          Education à l’amitié, à la relation entre hommes et femmes, relation fondée sur le respect de l’autre, respect de sa dignité et de ses différences – et tout d’abord la différence radicale qu’est la différence sexuelle. Ce respect est aussi un respect du corps, expression de toute la personne, sanctuaire fragile et sacré qu’on ne peut approcher qu’avec délicatesse ; parce que lorsqu’on touche au corps, on touche au cœur, à l’espace le plus intime et le plus vulnérable de chacun.

-          Education au sens de la sexualité qui est le langage d’un amour entièrement livré dans l’alliance conjugale.

-          Education à l’affectivité qui est un aspect de l’éducation à la liberté ; liberté prise par rapport aux sentiments, aux émotions, aux affections qui parfois nous habitent de manière violente et contradictoire ; liberté intérieure de poser des actes conformes à ce que notre intelligence nous fait entrevoir comme juste et bon.

La question de la contraception n’est pas une question technique. Comme si les relations sexuelles entre lycéens étaient un fait acquis, l’expression habituelle d’une amitié forte ou un divertissement sans conséquence ; comme si poser les actes qui conditionnent l’accueil de la vie humaine était anodin.

C’est parce que l’enjeu est celui de l’éducation à la relation et à la liberté que les parents ne peuvent pas être tenus à l’écart. Le « Pass contraception », en rendant la contraception gratuite et anonyme, évince les parents et empêche donc un dialogue, une parole de vérité et d’autorité (au sens où l’autorité est ce qui fait grandir) de la part de ceux qui sont les premiers responsables de l’éducation de leurs enfants.

Le Conseil Régional s’octroie sur les jeunes une autorité qu’il n’a pas. Tout d’abord en substituant à l’autorité parentale un « référent santé scolaire ». Puis en réduisant, précisément,  la question de la contraception à un simple problème de santé. Faut-il rappeler que la grossesse n’est pas une maladie ?

La loi Debré impose des programmes. Pas des méthodes éducatives. Sur ce point la liberté des établissements catholiques est totale.

Nous aurions aimé qu’un vrai dialogue s’engage sur cette question. Ce qui n’a pas été le cas. Quand il s’agit du bien des mineurs, ce sont les parents qui sont les premiers interlocuteurs des pouvoirs publics. Leur mise à l’écart traduit une défiance inquiétante de la part de l’Etat qui tente de faire passer cette éviction pour un « parcours d’autonomie des mineur-es ». Par ailleurs il nous semble que les directions diocésaines auraient dû être consultées et que les courriers auraient dû être envoyés aux chefs d’établissement et non directement aux infirmières et infirmiers scolaires.

C’est la raison pour laquelle nous vous demandons de vous abstenir de distribuer ces « Pass contraception » dans nos écoles qui relèvent, dans notre diocèse, du gouvernement pastoral de l’évêque, que votre établissement soit sous tutelle diocésaine ou sous tutelle congréganiste.

En revanche, nous vous encourageons à continuer toutes les initiatives que vous avez prises ces dernières années pour éduquer les élèves à une vraie responsabilité dans la relation, à une plus grande maturité affective et sexuelle et à la formation de leur conscience. Vous avez notre confiance et notre soutien. Vous savez aussi que la direction diocésaine peut vous aider à mettre en place des formations en partenariat avec des mouvements qui ont acquis une expérience dans ce domaine.

En vous remerciant pour votre engagement auprès des jeunes de vos établissements, nous vous prions de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de notre respect et à notre prière pour votre mission.

† Nicolas Brouwet                                         François de Chaillé

Evêque auxiliaire de Nanterre                       Directeur diocésain de l’enseignement catholique



[1] Nous rappelons le rapport de l’IGAS d’octobre 2009 sur l’Evaluation des politiques de prévention des grossesses non désirées et de prise en charge des interruptions volontaires de grossesse suite à la loi du 4 juillet 2001 : « La mission conclut donc à la nécessité impérative de renforcer l’approche préventive mais aussi de réorienter l’effort de prévention vers les modalités les plus efficaces pour diminuer le nombre des grossesses imprévues, si l’on veut réduire la part des IVG évitables. (…)La mission formule par ailleurs des recommandations pour assurer dans les faits un accès gratuit et confidentiel des jeunes au conseil ainsi qu’à la prescription et à la délivrance des

produits contraceptifs, en s’inspirant des mécanismes retenus pour la contraception d’urgence et des expériences menées dans certaines régions. » (Synthèse)

Et au paragraphe 6 . 2 :  Principales recommandations concernant la contraception et la contraception d’urgence

• Assurer dans les faits un accès gratuit à la contraception pour les jeunes de moins de 18 ans et pour les 18-25 ans dépourvus de couverture sociale autonome, en développant des réseaux de professionnels de santé acceptant le tiers payant.

 

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